A-Propos

LeadHers est un programme éducatif et artistique promouvant le Krump à travers Montréal, le Québec, le Canada. Il a pour mission d’utiliser le Krump comme outil d’exploration et développement de la force mentale et physique auprès des jeunes filles et femmes à travers diverses activités de formation, mentorat, création, médiation culturelle et conférence...

Le mouvement Krump étant encore dominé par les hommes, LeadHers cherche par son implication et ses activités, à rendre la danse accessible, visible et notoire en particulier auprès des filles et des femmes et POUR les filles et les femmes. L'approche LeadHers veut également promouvoir les bienfaits physiques, psychologiques et sociaux de cette danse : elle s’adapte aux différents environnements dans lesquels les filles et les femmes évoluent leur offrant ainsi les outils dont elles ont besoin pour exceller et créer des répercussions positives à plusieurs niveaux dans leur vie personnelle et professionnelle et ce, à travers l’expérience du Krump.

LeadHers se base sur des valeurs et principes qui incitent au développement et expression du plein potentiel, à la réussite, au bien-être. Des valeurs comme : la discipline, la persévérance, le courage, le dépassement de soi, l’autonomie, le respect, le travail d’équipe, l’expression personnelle.

Valérie « Taminator » Chartier est une pionnière du Krump, une des premières Krumpers féminines au Canada.

Elle cumule plus de 30 ans d’expérience en danse et 4 ans en fitness. Taminator a constaté, tout au long de son parcours, que les femmes sont une minorité à pratiquer le Krump. Par conséquent, elle a commencé à analyser les raisons possibles de cette situation, reconnaissant entres autres que souvent la peur, les préjugés, une perception erronée de soi, sont parmi les raisons qui empêchent souvent les femmes de s'impliquer davantage dans le Krump ou de s’y épanouir pleinement, sans oublier les fausses idées reçues sur la danse elle-même.

Elle a d’abord, en 2011, créé le tout premier « crew » exclusivement féminin de Krump au Canada : BuckSwans, cherchant principalement à être un modèle et pousser le Krump auprès des filles et des femmes avec performances, présences en compétition et par le mentorat. Puis, elle a décidé de créer une approche d’enseignement de la danse dédiée aux filles et aux femmes, ciblant à la fois les difficultés physiques et mentales auxquelles ces dernières pourraient faire face lors de l’apprentissage, tout en leur permettant de cultiver leur confiance en soi et apprendre une éthique professionnelle en danse.

À travers son cheminement, expérience et rencontres, elle a constaté que la danse en tant que telle, thérapeutique, peut être bénéfique à une clientèle même à l’extérieure de la danse.

Histoire de LeadHers

Le Krump-origines et histoire

Le Krump est un style de danse né au début des années 2000, dans les quartiers défavorisés de Los Angeles. Les deux créateurs, Ceasare « Tight Eyez » LaRon Willis et Jo’Artis « Mijo » Ratti, faisaient d’abord partie, comme d’autres vétérans de la danse, d’un mouvement appelé « Clowning », fondé en 1992 par Thomas Johson alias « Tommy the Clown ».

Ce mouvement avait pour but de divertir les jeunes durant les fêtes d’enfants, de quartier, dans les écoles et les centres communautaires. Les danseurs usaient de mouvements énergétiques et amusants. Toutefois, il vint un moment où cette danse ne correspondait plus à ce que certains voulaient et avaient besoin d’exprimer. Tight Eyez et Mijo décidèrent, avec la contribution et présence de certains autres danseurs comme Miss Prissy, Lil C, Slayer, JSmoove, Daisy de créer leur propre langage, plus agressif et puissant, basant son essence dans l’expression pure d’émotions à travers des mouvements de bases techniques. De là est également né le premier « crew » de Krump : Cartoonz. L’émergence de ce style est raconté dans le film-documentaire Rize, réalisé par David Lachapelle.
Le Krump est une danse freestyle à haute intensité d’énergie qui requiert force, contrôle, puissance et l’engagement à l’expression d’émotions pures et authentiques. Puisant dans une grande et solide base de mouvements techniques propres au style, les danseurs les utilisent à travers un alter ego. À première vue, plusieurs peuvent interpréter les mouvements et les expressions faciales comme étant reliés à l’agressivité, la colère voire même la rage. Mais on s’aperçoit que ce n’est que l’expression de la passion et le total engagement physique et mental qui en est la source. Plus qu’un style de danse, le Krump est une culture en soi : musique, code vestimentaire, etc. Des éléments importants font partie de cette culture : les « sessions », le « battles », les « labbs » (pratiques) sont des piliers du style car il est né de ceux-ci. À ses tout débuts, le Krump avait même une connotation religieuse d’où son acronyme K.R.U.M.P : Kingdom, Radically, Migthy, Praise. Le Krump est resté longtemps underground : les gens avaient accès à l’information qu’à travers une série de dvd instructifs faits par les créateurs et vétérans.
veterans.

Depuis sa création, on remarque qu’il n’y a pas beaucoup de femmes faisant partie du mouvement. Malgré tout, certaines ont laissé leur marque, influencé et inspiré le mouvement et celles qui maintenant pousse la culture : Daisy, Miss Prissy, Queen B, Storm, ChooChoo entre autres, étaient de celles de la 1ère génération ayant marqué le mouvement Krump et le mouvement féminin.

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